Chaque matin, un courrier par personne et par equipe : ce qui ne va pas d'abord, ce qu'il faut regarder ensuite, ce qui va a la fin.
Ce qu'il contient, quand il y a lieu :
- les pannes ouvertes, et depuis combien de temps — la plus ancienne en tete, parce qu'un incident de six heures est une nouvelle plus grave qu'un incident de dix minutes, qui se referme peut-etre tout seul ;
- les taches planifiees en echec, avec leur raison exacte. Cinq echecs identiques font une ligne qui dit « 5 fois », pas cinq lignes ;
- les messages refuses, avec leur part. Au-dela de 5 %, c'est la reputation du domaine qui se joue, et le rapport le traite comme une panne ;
- les certificats proches de l'expiration, les quotas au-dela de 80 %, les chutes d'audience, les erreurs jamais vues ;
- puis la disponibilite, les executions reussies, les messages remis, l'audience et sa variation.
Trois regles, et elles expliquent sa forme.
Ce qui ne va pas passe devant, toujours. Un rapport qui ouvre sur « 99,9 % de disponibilite » pendant qu'un incident dure depuis quatre heures ment par ordonnancement, sans ecrire un seul chiffre faux.
Quand rien ne cloche, il tient en une ligne. Trois paragraphes pour dire « tout va bien » apprennent a ne pas lire, et c'est le jour d'apres qu'on le paie.
« Rien a mesurer » n'est pas « tout va bien ». Un compte sans controle, sans envoi et sans audience ne recoit rien du tout. Confondre l'absence de mesure avec la bonne sante serait le mensonge le plus tranquille du produit.
Deux details qui ont leur raison : une variation d'audience ne s'affiche qu'au-dessus de dix visiteurs la veille — « +1600 % » sur dix-sept visiteurs contre un est vrai et ne dit rien —, et le rapport ne consomme pas le poste « alertes ». Compter un courrier d'information dans le budget de ce qui reveille ferait taire les vraies alertes au milieu d'une panne.
Chaque message porte le moyen de l'arreter, et le reglage appartient a la personne, pas a l'equipe : dans une equipe de cinq, une seule veut le recevoir tous les matins.