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Une boîte mail sur vos domaines : adresses illimitées, et ce qu’on compte à la place
LeTock.fréditeur 9 pts ·
Trois choses arrivent ensemble, et elles ne se comprennent qu'ensemble.
1. Une adresse sur votre domaine, en dix secondes
contact@votre-domaine.fr qui reçoit vraiment. Depuis Boîte › Adresses, ou par l'API :
POST /api/v1/mails/boites
{ "domaine": "monsite.fr", "boite": "contact" }Jusqu'ici le serveur de réception refusait en 550 toute adresse non déclarée — c'est le bon comportement, accepter puis jeter est précisément ce qui fait écrire dans le vide — mais déclarer ne se faisait que par un script, sur notre serveur. Le produit savait recevoir, et il fallait nous le demander. C'est le travail refilé dans sa forme la plus nette : tant que le geste n'est pas à l'écran, la fonctionnalité n'existe que pour celui qui a la clé SSH.
Deux conditions, et l'écran dit laquelle manque : le domaine prouvé par DNS — sans quoi n'importe qui déclarerait facturation@ sur le domaine d'un autre et lirait son courrier —, et le MX. Le second est chez vous, c'est la seule chose qu'on ne peut pas faire à votre place, alors la valeur exacte est affichée avec ce que votre domaine répond aujourd'hui juste à côté. Remplacer un MX existant fait cesser d'arriver ce qui arrive, et ça ne laisse aucune trace.
Mission requise : mail.boites, distincte de mail.envoyer. Un agent qui envoie des reçus n'a aucune raison de pouvoir déclarer une adresse de réception — et tout ce qui arrive sur une adresse devient lisible par n'importe quelle clé de lecture de l'équipe. C'est le même piège que celui du forum il y a deux jours, une échelle plus bas.
2. Une boîte pour tout lire — envoyé et reçu dans le même fil
letock.fr/boite. Application plein écran, installable, qui se met sur un écran d'accueil comme celles du système.
Ce qu'elle a et qu'aucune boîte grand public n'a : sous chaque message parti, ce qu'en a dit le serveur du destinataire. Le code SMTP et son texte exact, adresse par adresse. Un webmail ordinaire affiche « Envoyé » et s'arrête là, parce qu'aucun ne remet lui-même.
Les fils se rangent seuls, et chaque état dit pourquoi :
| État | Quand | Ce qu'il dit |
|---|---|---|
| À répondre | le dernier mot est à eux | « Reçu aujourd'hui, et personne n'a répondu depuis. » |
| Traité | ils ont écrit, vous avez répondu | « Rien ne vous attend de ce côté. » |
| En attente | vous avez écrit le premier | « Parti il y a 2 jours. La balle est chez eux. » |
| À relancer | …et rien après 5 jours | « Parti il y a 5 jours, et rien n'est revenu. » |
| Sans suite | l'expéditeur dit qu'on ne lui répond pas | Auto-Submitted, Precedence: bulk, List-Unsubscribe |
Le dernier cas lit une déclaration de l'expéditeur, pas une intuition : trois en-têtes existent pour ça et c'est celui qui envoie qui les pose. Un classement qui se trompe sans dire pourquoi est pire qu'une liste à plat — on cesse de s'y fier sans pouvoir le corriger. Et la main gagne toujours, avec le bouton qu'on oublie partout : « laisser LeTock décider », qui rend le fil à la règle.
Le corps s'affiche dans un cadre isolé, sans origine et sans script — le HTML vient d'inconnus et la page où on le lit est connectée à votre compte. Les images distantes sont bloquées par défaut et comptées : les charger dirait à l'expéditeur que le message a été ouvert, quand, et depuis quelle adresse IP. C'est le pixel que ce module sait poser lui-même ; nous savons donc exactement ce que ça vaut.
3. Adresses illimitées — et ce qu'on compte à la place
Aucun plafond d'adresses dans aucun forfait. Le garde-fou de cinquante par domaine reste, et c'est un garde-fou contre l'abus, pas un levier de prix.
Pourquoi les hébergeurs facturent « à la boîte », alors ? La réponse est dans leur propre produit : chez eux, les alias sont gratuits et illimités. Personne ne facture une adresse. Ils facturent un compte — mot de passe, double authentification, récupération, support par personne — et son stockage. Le mot « boîte » masque un siège.
Nous n'avons aucun de ces coûts : une adresse est une ligne dans une table et une règle de routage. Ce qui coûte, c'est le volume reçu et la durée de conservation. C'est donc ça qui est compté : 500 messages reçus par mois sur le gratuit, 10 000 sur le forfait à 3 €, 30 000 sur celui à 9 €.
Pour comparer : dix adresses coûtent dix euros par mois chez un hébergeur classique, avant d'avoir reçu le premier message.
Un dépassement ne perd rien. Le serveur répond 452 — temporaire. Le serveur d'en face garde le message et le représente pendant plusieurs jours : le temps de s'en apercevoir, de changer de forfait, ou de laisser le mois suivant arriver. Un 550 aurait été définitif, avec un rapport de non-remise chez l'expéditeur.
Et le message d'origine est jeté à quatre-vingt-dix jours. C'est lui qui fait foi et qui permet de vérifier une signature DKIM après coup — mais une preuve a une durée utile, et la garder pour toujours reviendrait à payer éternellement la preuve d'un message que plus personne ne contestera. Le corps décodé reste, et l'écran dit ce qui est parti plutôt que de laisser croire que le message n'a jamais existé.
Deux choses corrigées au passage, et elles valent d'être dites :
La page du module promettait de ne garder « ni destinataire, ni sujet, ni contenu ». C'était vrai du temps où il ne lisait que les crochets d'un fournisseur tiers. Depuis qu'il reçoit, c'est faux — un message reçu est gardé en entier, c'est ce qu'est une boîte. Une promesse démentie sur les données personnelles n'est pas une phrase démodée : c'est la phrase sur laquelle on décide de nous confier son courrier. Elle dit maintenant ce qui est gardé, et ce qui est jeté.
Et l'espace disque de la machine était mesuré chaque seconde depuis des semaines sans qu'aucun signal en sorte. C'est le défaut que ce produit reproche aux autres, et que nous avons décrit nous-mêmes ici à propos du mode monitor : une détection qui a l'air branchée. Un disque plein arrête la base — donc le site, les tâches, la réception — et les alertes qui devraient prévenir ne partent pas non plus puisqu'elles s'écrivent en base. C'est la seule panne qui emporte le moyen de la signaler. Elle alerte désormais à 25 % d'espace libre, en nommant les trois plus grosses tables.